Après le vote sur l’aide à mourir, l’Église de France au pied du mur
Le Parlement a tranché, mais le combat change de terrain : constitutionnalité, liberté de conscience, soins palliatifs et présence auprès des plus vulnérables Évangile « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » Jean 10, 10 Le 15 juillet 2026 restera comme une date de rupture dans l’histoire bioéthique française. Par 291 voix contre 241, avec 29 abstentions, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le texte permet, sous certaines conditions, l’administration d’une substance létale par le malade lui-même ou, lorsqu’il en est physiquement incapable, par un médecin ou un infirmier. Par commodité, beaucoup parlent déjà de « loi ». Juridiquement, le processus n’est toutefois pas achevé : le texte doit encore être contrôlé par le Conseil constitutionnel, puis promulgué. La saisine suspend précisément le délai de promulgation. Pour l’Église catholique en France, une première bataille s’a...