🏠 EVARS : la liberté des parents, angle mort du débat ?

 

🏠 EVARS : la liberté des parents, angle mort du débat ?




✝ Résumé en latin ecclésiastique

In disputatione de programmata EVARS, quaestio centralis est libertas parentum. Principium subsidiaritatis affirmat parentes primos educatores esse. Dissensio non est necessario contra democratiam, sed pars eius.



📰 Article

Le débat autour du programme EVARS dépasse largement la question de l’éducation sexuelle. Il révèle une tension plus profonde : celle de la place des parents dans la formation morale et affective de leurs enfants.

Le Planning familial dénonce une “offensive coordonnée” contre l’éducation complète à la sexualité (ECS). Mais derrière les accusations d’“anti-genre” ou de menace démocratique, une question essentielle reste peu abordée : la liberté des parents.

Car dans toute société libre, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe n’est pas confessionnel. Il est juridique, philosophique et même constitutionnel. L’école instruit. La famille éduque.

L’État peut – et doit – intervenir pour garantir l’accès au savoir et protéger les mineurs. Mais il ne peut se substituer totalement à la conscience parentale, surtout dans des domaines touchant à l’intime, à la vision de la personne, à l’anthropologie implicite.

Le débat n’oppose pas nécessairement modernité et conservatisme. Il oppose deux conceptions de l’autorité :

  • l’une centralisée, normative, pédagogique ;

  • l’autre subsidiée, pluraliste, fondée sur la responsabilité familiale.

Assimiler toute critique à une menace pour la démocratie est risqué. Car la démocratie repose précisément sur la possibilité du désaccord. La pluralité des convictions n’est pas un danger ; elle est un fondement.

La question centrale n’est donc pas : “Faut-il informer les jeunes ?”
Elle est : “Qui décide du cadre moral de cette information ?”

Une société qui réduit la famille à un simple relais d’une politique publique affaiblit l’un de ses piliers.
Une société qui respecte la responsabilité parentale renforce la confiance civique.

Le débat EVARS mérite mieux que des procès d’intention.
Il mérite une réflexion sereine sur la subsidiarité, l’autorité et la liberté.

Car une démocratie mature ne craint pas les parents.
Elle s’appuie sur eux.


🌍 Key Points (English)

  • The EVARS debate centers on parental rights.

  • The Planning Familial sees coordinated opposition.

  • Critics invoke subsidiarity and family primacy.

  • The issue questions state authority in moral education.

  • The democratic legitimacy of dissent is at stake.


📚 Sources

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